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Se doter de données à l'Île-du-Prince-Édouard : quelques difficultés

Nous constatons qu'il n'est pas toujours facile d'obtenir de l'information à l'Île-du-PrinceÉdouard pour des raisons diverses, notamment :

  • le manque de financement et de personnes qui peuvent travailler sur des projets Ă  long terme;
  • les multiples façons de dĂ©finir le terme « collectivitĂ© Â» puisque tout dĂ©pend du type de problème envisagĂ©, les agences effectuent des recherches de manière diffĂ©rente.

Ainsi, il est difficile d'agencer les informations obtenues.

La Province peut :

  • amĂ©liorer les rapports qu'elle offre aux gens sur le statut du crime,
  • mesurer l'efficacitĂ© de chacune des actions et chacun des programmes de rĂ©duction du crime Ă  l'Ă©chelle de la collectivitĂ©. On devrait effectuer des sondages dans les collectivitĂ©s, plus particulièrement au dĂ©but des programmes de prĂ©vention. On pourrait ainsi mesurer leur efficacitĂ©.

Les collectivités peuvent :

  • concevoir, avec les gouvernements provincial et fĂ©dĂ©ral, des façons de mesurer les rĂ©sultats des programmes pour Ă©tablir le niveau de rĂ©duction du crime que causent les programmes de changement social,
  • participer Ă  la prĂ©sentation des sondages et donner aux paliers du gouvernement des opinions sur la satisfaction de leurs besoins

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Liens externes

Travail de recherche Nº2 :

Les indicateurs clé à étudier et la gestion des données

Le présent rapport résume un important travail de recherche qu'a rédigé John Palmer en association avec Katherine Clough et Diane Griffin

Introduction

Le but du projet « Faire le point Â» consiste Ă  Ă©tablir une approche Ă  effets multiples pour rendre les collectivitĂ©s sĂ©curitaires en supprimant les causes du crime par l'entremise du changement social. Quand on parle des causes, on veut dire les facteurs de risque qui font que les gens auront une tendance Ă  commettre des crimes ou en devenir des victimes. Les activitĂ©s de changement social qui rĂ©duisent ces facteurs de risque peuvent Ă©maner de la collectivitĂ©, des corps policiers, des gouvernements ou du travail de coopĂ©ration.

On a Ă©crit beaucoup de choses sur la prĂ©vention du crime par l'entremise du changement social et sur les liens entre les facteurs et la santĂ© et la sĂ©curitĂ©. Certaines des inquiĂ©tudes sont d'ordre social, par exemple :

  • Les gens qui ne font pas partie du grand public
  • Les gens qui sont victimisĂ©s plus d'une fois
  • Le manque de respect envers les autres, et
  • La peur d'ĂŞtre la victime d'un crime

Description de ce travail de recherche

L'objectif de ce volet de la recherche est de trouver des moyens de mesurer les façons dont les activitĂ©s du changement social qui augmentent le bien-ĂŞtre contribuent Ă  la diminution du crime. Nous pouvons utiliser des signes ou des « indicateurs Â» qui nous donneront de l'information sur notre statut. Par exemple, on sait qu'une personne est malade lorsqu'elle fait de la tempĂ©rature : signe ou indicateur de la maladie. Si l'information devait changer, elle montre qu'on peut faire le suivi de quelque chose. Ça veut aussi dire que nous pouvons Ă©tudier plusieurs collectivitĂ©s au mĂŞme moment et comparer leur Ă©tat.

Munis de bonnes informations, nous pouvons suivre les changements du :

  • nombre et du type d'actes criminels
  • nombre et du type de victimes
  • sentiment que les gens ressentent lorsqu'il s'agit de crime et de sĂ©curitĂ©

La tâche consiste Ă  trouver les indicateurs « clĂ© Â» ou les plus importants qui pourront nous aider Ă  :

  • recueillir des informations sur l'efficacitĂ© des amĂ©liorations sociales qui rĂ©duiraient le crime
  • crĂ©er un système de gestion des informations
  • mettre sur pied une façon pratique de planifier un système de mesure des facteurs « clĂ© Â»

Les difficultés du repérage et du suivi des changements

Il est très difficile de suivre l'évolution des changements que cause l'amélioration sociale car ils sont multiples et ils ne sont pas simples. L'information touchant ces changements peut ne pas être directement utile lorsque vient le temps de prendre des décisions sur des nouvelles politiques ou des nouveaux programmes.

Nous distinguons deux types de « facteurs de risque Â» qui ont un effet sur les possibilitĂ©s de commettre un crime. Ces facteurs font que les gens se trouvent dans des situations dans lesquelles ils risquent davantage de vivre un problème :

  • le premier type est de nature sociale et comprend la pauvretĂ© ou le dĂ©crochage scolaire
  • le deuxième type renferme les Ă©lĂ©ments qui engendrent un risque de crime dans l'immĂ©diat, notamment l'usage de l'alcool ou de drogues et les biens qui sont mal protĂ©gĂ©s;

Les indicateurs

Les indicateurs sont des « morceaux Â» qui montrent les façons dont un système fonctionne. On peut enregistrer l'information pendant plusieurs annĂ©es pour y dĂ©celer une progression possible. Certains des indicateurs peuvent ĂŞtre utilisĂ©s au suivi des facteurs de risque de crime, notamment :

  • une baisse du nombre d'enfants vivant dans la pauvretĂ©
  • des meilleures techniques de parentage et plus de projets de soutien Ă  la famille
  • des programmes d'aide aux familles plus nombreux
  • de l'aide Ă  la recherche d'emploi pour les jeunes
  • un nombre croissant de jeunes qui obtiennent leur diplĂ´me d'Ă©tudes secondaires
  • une diminution de l'usage d'alcool ou de drogues
  • des maisons et des collectivitĂ©s mieux conçues
  • des meilleurs logements sociaux
  • une rĂ©duction du taux de maisons vides
  • un plus grand nombre d'usagers des espaces publics et des parcs
  • une meilleure protection pour les cartes de crĂ©dit
  • un accès rĂ©duit aux armes Ă  feu
  • une inclusion plus grande, notamment moins de racisme

Pendant notre étude, nous nous sommes penchés sur ces types d'indicateurs. Nous avons aussi gardé en ligne de compte l'état actuel de l'information sur l'Île, y compris les programmes, les gens qui pourraient faire le travail et les données existantes.

Nous avons interrogé des gens qui en connaissent beaucoup sur le crime et ses causes. Nous avons aussi étudié les données -ou l'information- qu'on peut obtenir des gouvernements provincial et fédéral. Il n'y a pas de programmes unitailles qui permettent aux services d'information d'emmagasiner et d'utiliser les données de la même façon.

Des façons de mesurer

Nous avons étudié deux systèmes de suivi de l'information dont l'un suit une grande quantité de données et l'autre se penche sur les résultats des actions de changement social.

Le premier des ces systèmes suit une très grande quantitĂ© d'indicateurs de toute sorte sur les facteurs sociaux touchant la sĂ©curitĂ© dans la collectivitĂ©. Citons comme exemple le projet « Community Accounts Â» de Terre-Neuve-et-du-Labrador. On pourrait croire que ce système est idĂ©al. Cependant, il est très vaste. Par consĂ©quent, en essayant de satisfaire les besoins de trop de personnes qui utilisent l'information, on risque de ne pas satisfaire personne.

L'autre système sert Ă  mesurer les rĂ©sultats des actions qu'ont entreprises les gouvernements et les collectivitĂ©s. Des exemples de ce système se trouvent dans le rapport intitulĂ© « Crime Prevention Performance Indicators Â» prĂ©parĂ© en 1988 pour le service de police Ottawa-Carleton.

Des recommandations

L'approche de mesurage « Community Accounts Â» qui enregistre tous les facteurs importants Ă  l'Ă©chelle de la collectivitĂ© n'est pas une mĂ©thode facile. On ne sait pas si l'ĂŽle-du-Prince-Édouard a besoin d'un système de suivi de statistiques si Ă©laborĂ© pour rĂ©duire le crime et amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© publique.

On devrait plutôt accentuer les façons de mesurer le succès de chacune des actions au fur et à mesure qu'elles progressent afin de déterminer leur efficacité en terme d'amélioration de la sécurité dans les collectivités. Tout devrait demeurer le plus simple possible. Ainsi, on devrait s'abstenir de créer un système trop complexe. On pourrait donc accentuer les résultats et les actions entreprises.

Nous recommandons que le gouvernement provincial :

  1. produise un rapport provincial annuel « complet Â» sur le crime Il pourrait comprendre des donnĂ©es telles que les types de crimes commis, le nombre de personnes accusĂ©es et la durĂ©e de leurs sentences. Il devrait aussi montrer les liens avec les programmes d'action sociale et souligner les tendances des indicateurs sociaux et de crime. La quantitĂ© d'informations sur le crime qu'auraient les Insulaires serait alors augmentĂ©e.
  2. entreprenne des discussions sur les personnes qui pourraient gérer un système de mesure de l'information. L'agence qui recueillera les données et qui les partagera devrait autant que possible pouvoir agir sans l'intervention du gouvernement. Les gens sentiraient alors que l'infomation est crédible, qu'on peut s'y fier.
  3. entreprenne des discussions sur les personnes qui pourraient gérer un système de mesure de l'information. L'agence qui recueillera les données et qui les partagera devrait autant que possible pouvoir agir sans l'intervention du gouvernement. Les gens sentiraient alors que l'infomation est crédible, qu'on peut s'y fier.